Lara Escudero : de Valenciennes à l’Equipe de France.

Nous partageons, régulièrement, des articles sur Lara Escudero, formée à Valenciennes et joueuse de l’équipe de France féminine.

Aujourd’hui, nous allons vous permettre de mieux la connaître.
Avant de s’envoler pour le Japon, pour y jouer le Tournoi de Qualification Olympique, Lara se livre sur son parcours.

Quand j’étais petite, ma sœur faisait du patinage synchronisé à Valenciennes. Ainsi, je passais toutes mes soirées à la patinoire mais moi, ce qui me plaisait c’était le hockey. Ce sport m’attirait. J’aimais la sensation de glisse et de vitesse. Ma mère ne voulait pas m’inscrire. C’était un sport masculin et elle avait peur que je me blesse. A force de la tanner, j’ai fini par faire un essai (en 2002), à l’âge de 9 ans, avec Fabien Tanguy, l’entraîneur de l’époque et ça m’a, tout de suite, plu. Depuis, je n’ai jamais arrêté de jouer. Je me suis inscrite au club. J’ai commencé à jouer des matchs en U9/U11 dans l’ancienne patinoire.

Après l’incendie de la patinoire en 2004, des parents, dont les miens, se sont battus pour qu’il y ait, de nouveau, une patinoire à Valenciennes. Pendant ces quatre ans, on allait, une fois par semaine, s’entraîner en Belgique, à Tournai. En parallèle, on jouait dans le championnat U13 avec l’équipe de Béthune. Ça n’a pas été des années faciles pour se développer en tant que joueuse.

En 2008, la nouvelle patinoire (Valigloo) a ouvert ses portes. On a donc eu de meilleurs créneaux de glace. J’avais 15 ans, je commençais à jouer en u18. Nous étions peu de joueurs dans cette catégorie. On a donc fait une association avec Wasquehal pendant mes trois années U18. Cette même année, j’ai intégré l’équipe senior féminine de Wasquehal.

Pour la saison suivante, il n’y avait plus d’équipe féminine à Wasquehal. Pendant l’été, j’ai été contactée par une joueuse de Brest, l’équipe championne de France Excellence en titre, pour intégrer l’équipe avec les 2 autres joueuses de Valenciennes. Les weekends de matchs, nous prenions le train et nous allions jouer pour l’équipe de Brest. Les autres weekends, je jouais en U18 avec les garçons. Ça nous faisait de gros déplacements. On a fini premières de la saison régulière. Les finales ont été disputées à Valenciennes et on a remporté le titre. C’était bien de réaliser ça à Valenciennes. Cette année là, Vincent Rivard, joueur canadien, est venu renforcer la D3 de Valenciennes. Il m’a aidé à me développer en tant que joueuse de hockey, surtout au niveau de la préparation physique. On a fait pas mal de séances ensemble.

Pendant cette saison, j’ai aussi connu ma première sélection en équipe de France. En mars 2010, j’ai été appelée pour m’annoncer que j’étais présélectionnée pour le championnat du monde U18 qui se déroulait en Slovaquie. C’est l’un de mes plus beaux souvenirs, c’était vraiment l’un de mes rêves. Je me suis rendue à ce stage de sélection de trois jours. A l’issue, Nolwenn Rousselle, entraîneur de l’équipe de France U18, a retenu une équipe de 22 pour partir directement en Slovaquie. J’ai fait partie de ce collectif. On a remporté la médaille d’argent dans le championnat du monde U18 groupe 1 pour la seconde année consécutive.

A la suite de ce championnat du monde, j’ai été convoquée avec l’équipe de France senior en avril 2010. Depuis, je suis présente à tous les regroupements majeurs en senior.

La saison suivante, j’ai continué à jouer avec les U18 de Valenciennes et j’ai intégré l’équipe féminine de Cergy dans le championnat féminin Elite. Cette année là, j’ai aussi participé à mon premier mondial senior (groupe A division B), à Caen. On a fini à la seconde place. C’était une énorme déception car on visait la première place. On a perdu contre les tchèques 3-0. En fin de saison, j’ai obtenu mon bac au lycée Watteau et la prochaine étape était d’intégrer le pôle France féminin de Chambéry.

En septembre 2011, j’ai fait ma rentrée au pôle France. Dans cette structure, on retrouve de très bonnes conditions pour une joueuse. On avait huit  entraînements par semaine (quatre sur la glace et quatre en préparation physique) et le weekend, on jouait des matchs dans le championnat de France U18 élite B. J’y suis restée quatre saisons durant lesquelles j’ai continué à être licenciée à Valenciennes. C’était important pour moi de garder cette attache. Pendant cette période, j’ai pu observer l’amélioration de nos conditions au pôle France. En parallèle, j’ai obtenu mon BTS comptabilité en 2015.

Du côté de l’équipe de France, en 2013, on a remporté le championnat du monde division 1 groupe B à Strasbourg. C’est un très bon souvenir, surtout à domicile où le public et la famille ont répondu présents. En 2015, on a obtenu la médaille de bronze au championnat du monde division 1 groupe A. On égalait ainsi la meilleure performance de l’équipe de France féminine senior.

Pendant la saison 2014-2015, j’avais comme objectif de partir jouer au Canada ou aux Etats-Unis, pour la saison suivante. J’ai donc fait pas mal de démarches et en avril, j’ai trouvé un accord avec le cégep Saint-Laurent, à Montréal. J’ai joué une saison pour ce cégep. Nous avons été éliminées en demi-finale du championnat. Je garde un très bon souvenir de cette saison. J’ai été très bien accueillie par l’équipe. J’ai pu apprendre une autre vision du hockey dans un pays où ce sport est roi. J’ai aussi eu la chance de pouvoir visiter, jouer au hockey sur des patinoires extérieures, etc. En 2016, avec l’équipe de France, nous avons obtenu la médaille d’argent au championnat du monde division 1 groupe A, ce qui est notre meilleure performance.

Après une saison au Canada, il était temps de rentrer en France pour reprendre le chemin de l’école. Cette saison, je vis à Annecy pour y passer ma licence de comptabilité. Je m’entraîne avec les U18/U20 d’Annecy et le pôle France de Chambéry. Le weekend, je vais en Suisse pour rejoindre mon équipe de Bomo Thun (proche de Bern). J’ai intégré ce championnat cette saison. Nous sommes quatrième de la saison régulière et les playoffs commencent bientôt. On va affronter Zurich, les championnes en titre. Ce choix me fait faire de gros déplacements: le vendredi après-midi, je pars en Suisse et je rentre, en France, le dimanche soir, après mes deux matchs du weekend.

Cette année est une année très importante pour l’équipe de France. On joue notre qualification pour les Jeux Olympiques de 2018. Nous avons remporté notre premier tournoi de qualification à Cergy en décembre. Début février, nous partons au Japon pour le second tournoi de qualification. Le gagnant de ce tournoi à quatre aura son ticket pour les Jeux. On va y rencontrer l’Allemagne, le Japon et l’Autriche. L’équipe travaille fort depuis quatre ans sur ce projet. En tant que sportives, participer aux J.O. est notre plus grand rêve.

Je reste attachée à Valenciennes et je suis les résultats du club. Dès que je remonte voir ma famille, j’essaye d’aller voir un match de l’équipe première. Cette saison, j’ai pu assister au match de Coupe de France contre Meudon.

Lara Escudero

 

Merci à Lara pour sa disponibilité. Les Diables Rouges sont fiers de ton parcours et te souhaitent encore beaucoup de succès.

 

 

 

Le programme du Tournoi de Qualification Olympique:

– Date : 2 au 13 février 2017

– Lieu : Tomakomai (JPN)

– Adversaires : Allemagne, Autriche, Japon

Match de préparation au TQO à Tomakomai (Japon) (heures locales) :

Samedi 4 février 2017 : Japon – France (18h00)

Au programme du Tournoi de qualification olympique à Tomakomai (Japon) – Equipe de France féminine (heures locales) :

Jeudi 9 février 2017

Allemagne – France (14h30)
Autriche – Japon (18h00)

Samedi 11 février 2017

Allemagne – Autriche (14h30)
Japon – France (18h00)

Dimanche 12 février 2017

France – Autriche (14h30)
Japon – Allemagne (18h00)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Menu